[00:00.14]Sertao - Bernard Lavilliers [00:00.91]Written by:Bernard Lavilliers [00:14.87]Caruarú Hotel Centenario suite princière [00:19.83]Vvue sur les chiottes télé couleur courant alternatif [00:26.14]Les pales du ventilateur coupent tranche à tranche [00:29.05]L'air épais du manioc [00:31.76]Le dernier texaco vient de fermer ses portes [00:35.73]Y a guère que les moustiques pour m'aimer de la sorte [00:37.75]Leurs baisers sanglants m'empêchent de dormir [00:42.58]Bien fait pour ma gueule J'aurais pas dû venir [00:58.63]Calé dans ton fauteuil tu écoutes ma voix [01:01.38]Comme un vieux charognard tu attends que je crache [01:03.48]La gueule jaune des caboclos Antonio Des Morte [01:09.47]Capangas machos à la solde des fazendeiros [01:13.53]Pour te donner un avant goût de vacances intelligentes [01:22.69]Ceux qui vendent du soleil à tempérament [01:25.16]Les cocotiers les palaces et le sable blanc [01:27.41]Ne viendront jamais par ici [01:31.10]Remarque [01:33.21]Il paraît que voir les plus pauvres que soi ça rassure [01:36.95]Alors allez y ici no le serpant [01:42.92]Tout le monde [01:43.35]Peut venir ici il n'y a rien [01:50.03]On mete no verrant [01:54.04]Sis paha mal sertant [01:57.94]Un soliil minutera [02:01.96]Un mona branca [02:03.94]E terna mente sera [02:18.03]Un soleil ivre de rage tourne dans le ciel [02:20.11]Et dévore le paysage de terre et de sel [02:22.29]Où se découpe l'ombre de lampião [02:24.70]D'où viendront les cangaceiros de la libération [02:42.45]Le cavalier que je croise sur son cheval roux [02:44.26]Son fusil en bandoulière qui tire des clous [02:46.50]A traversé ce désert la sèche et la boue [02:48.78]Pour chercher quelques cruzeiros à Caruarú [02:52.12]Un éternel été émiette le sertão [03:01.43]Le temps s'est arrêté en plein midi [03:08.23]Il y a déjà longtemps [03:45.79]En attendant que l'enfer baisse l'abat jour [03:47.75]Qu'on se penche sur ta misère du haut de la tour [03:50.16]Tu n'as que de la poussière pour parler d'Amour [03:52.24]Aveuglé par la lumière comme dans un four [04:03.46]Que tous les chanteurs des foires gueulent ta chanson [04:05.45]Même si c'est le désespoir qui donne le ton [04:07.71]Tu n'as pas peur de la mort même tu l'attends [04:09.90]Avec ton parabellum au cœur du sertão [04:17.12]Sertão sertão sertão [04:23.85]Sertão [04:25.83]Un soleil ivre de rage tombe dans le ciel [04:27.82]Et dévore le paysage de terre et de sel [04:30.28]Où se découpe l'ombre de lampião [04:32.48]D'où viendront les cangaceiros de la libération [04:34.87]Sertão sertão sertão