歌曲 | La fin de leur monde |
歌手 | IAM |
专辑 | Soldats de Fortune |
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SHURIK'N | |
Regarde ma terre en pleurs | |
Mais les choses ici prennent une telle ampleur | |
Les fils partent avant les pères, Y a trop de mères en sueur | |
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en chœur | |
Le mangeur d’âmes à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs | |
Je l’entends toutes les nuits, lasse des fantômes qui la hantent, | |
Lasse de leurs complaintes, tellement que des fois elle en tremble | |
Par le sang de la haine, constamment ensemencée, au pas cadencé, | |
Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines Rien n’a changé | |
Depuis, où je vis, Juifs, Catholiques, Musulmans, noirs ou blancs, | |
Fermez vos gueules, Vous faites bien trop de bruit | |
Comme ces orages dont l'eau se mêle à nos larmes, | |
et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium a volé l’âme | |
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grands que la surface habitable | |
Même s'il paraît que de l'autre coté tout est plus calme, plus stable | |
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon, | |
Trop proches du néant, Car le soleil les prive de rayons | |
Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant, | |
On charge, on charge, A la sortie c’est tout dans les dents | |
Je crois que c’est dans l’air du temps, | |
Chacun cherche son bouc émissaire Ouais, | |
d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire | |
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, | |
Tout ce qu’on supporte, ça pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser, | |
Que quelqu’un me dise, si j’ai | |
Des chances de voir enfin la paix exigée. | |
Qu’un jour les abrutis s’instruisent, perché | |
sur ma plume, j’attends ce moment, | |
observe ce bordel | |
De petites flammes montées au ciel, | |
pour elle j’ai saigné ce gospel | |
"Héra" se barre à tire d'ailes; | |
lasse de la sève qu’on tire d’elle | |
On clame tous qu’on l'aime, | |
mais aucun de nous n’est fidèle | |
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles | |
Quand les problèmes viennent, on règle ça | |
à coup de grosses pêches | |
Et pendant ce temps là, | |
certains amassent des sous par grosses bennes | |
Et devine qui est-ce qui creuse | |
mais avec des plus grosses pelles | |
Quand est-ce qu’on y arrive, | |
là où le bonheur désaltère | |
Où le futur se construit, | |
sans cri, sans mec à terre, | |
Ni de centrale en fuite et rien sur le compteur Geiger | |
Et finalement conscient qu’ici, on n'est que locataires | |
Tu parle d’une location, | |
regarde un peu ce qu’on en a fait | |
Quand le vieux fera l’état des lieux, | |
on fera une croix sur la caution | |
On aurait dû le rendre | |
comme on nous l’a donné, | |
Clean, sans taches, | |
et innocent comme un nouveau né, | |
Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique | |
Et y a pas assez de fric pour eux | |
Alors la dalle faudra la tempérer | |
Les hommes tombent sous les rafales racistes, | |
mais on peut rien pour eux, | |
Alors les balles faudra les éviter | |
Le cul devant la télé, | |
occupé à rêver, | |
le doigt posé | |
sur la commande, on se sent exister | |
On râle, on gueule, on vote, | |
En espérant que ça va changer | |
Mais dresse des barricades | |
et tu les verra tous hésiter | |
Garni d’incompréhension | |
et de stèles géantes, | |
Le globe rêve de compassion | |
et de bourgeons renaissant sur ses branches | |
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, | |
dans le silence, | |
Juste un bout de carton pour s’étendre, | |
Tout le monde a ses chances, | |
de quelle planète | |
vient celui qu’à dit ça ? | |
Un homme politique, je crois, | |
live de Bora Bora | |
Pendant que les foyers subissent, | |
façon Tora Tora, | |
mais bon C’est bien trop bas, | |
alors forcément il ne nous voit pas | |
Parole et paroles et paroles, | |
ils ont promis monts et merveilles, | |
Mais les merveilles se sont envolées, | |
Il reste que des monts, | |
mais c'est raide à grimper | |
Et au sommet, y a que des démons | |
en costumes cendrés | |
Et en bas, | |
c’est les jeux du cirque, | |
César Avé | |
Parce qu’on va se faire bouffer | |
par des fauves qu’ils ont dressé | |
On note une sévère chute de sang sur la map, | |
une montée d’air noir | |
Un jour on payera cher | |
pour une bouffée d’air pur | |
Ici c’est chacun sa culture, | |
chacun son racisme | |
Seulement sur fond blanc, | |
c’est le noir qui reste la meilleure cible | |
Les temps changent c’est sur, | |
mais y a toujours des irascibles | |
Ils ont le bonjour d’Henry, | |
d'Arron, Mormeck ou Zinédine | |
A l’heure où les gens dînent, | |
Y en a encore trop cherchent, | |
pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking | |
Tout le monde s’en indigne, | |
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé, | |
Et on sait bien ce que mémé va voter | |
Du haut de leurs tours de biz', | |
droites comme la tour de Pise | |
Jumelles sur le pif, | |
ils fractionnent, divisent | |
à leur guise | |
On s’étonne ensuite | |
que ça finisse en fratricide | |
Car tout ce qui compte | |
c’est de gonfler les commandes de missiles | |
Vive la démocratie, | |
celle qui brandie la matraque, | |
face à des pacifistes, | |
T’es pas d’accord, on te frappe, | |
multi-récidivistes : | |
c'est jamais ceux là qu'on traque | |
Ils vivent en haut des listes | |
et mettent leurs tronches sur les tractes | |
Ce monde agonise, | |
vu ce qu’on y fait, | |
c’était prévisible | |
Comme la goutte sur le front, | |
dès que la merde se profile | |
Mais la peur atrophie les cœurs, | |
peur de tout ce qu’on connaît pas | |
Alors on se barde de préjugés débiles | |
De partout les extrêmes dominent, | |
en prime-time, | |
A chaque fois qu’ils déciment une famille | |
Et bien avant ces régions où sévie la famine | |
Image trop crue pour un beauf | |
devant sa viande trop cuite | |
Lui qui croyait que l’Euro ferait beaucoup d’heureux, | |
Pour les vacances faudra attendre un peu | |
ou gagner aux jeux | |
Mais là c’est pas trop l’heure, | |
demain très tôt y a le taf | |
Comprend ce monde va trop vite, | |
aucune chance qu’on le rattrape | |
Sur la route des principes, | |
ils ont mis des pièges à Loups, | |
Des gilets-dynamites, | |
et des skud y en a un peu partout | |
Faudra faire gaffe aux mines, | |
aux puits d’où la mort s’écoule | |
Il a beau être vif, | |
mais à la longue il évitera pas tout | |
Et un de ces quatre il finira par tomber, | |
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider | |
le prochain à se relever | |
J’espère qu’il sera pas comme le notre, | |
aigri et crever | |
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter | |
AKHENATON | |
Tu sais, on vit dans la télé, | |
Le globe s'est fêlé, | |
Ils servent de l'emballé mais en vrai c'est la mêlé | |
On s'prend à espérer des choses simples | |
Mais leur fabrique à peur s'est mise en branle | |
Tout ça pour les dérégler | |
cris sans cicatrices, | |
terreur dans la matrice | |
Ils disent qu'une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid | |
Alors c'est comme ça une échelle dans la peine | |
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l'appel | |
Surtout s'ils nous ressemble, | |
on les film à la morgue, | |
Et nous dans les sofas | |
content d’échapper à la mort, | |
Il reste dans les cœurs | |
l'anomalie appelée peur | |
Et grâce à ça de toute part | |
ils ont recours à la force, | |
C'est une révolution, | |
cette fois elle est de droite | |
Voilà pourquoi le chantage à l'emploi dans pleins de boîtes | |
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix | |
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit, | |
Ils disent c’est humanitaire | |
Mais ils niquent les mers et la terre | |
pour chaque écart c'est la guerre | |
Si le quotidien est précaire, | |
C'est qu'ils nous dressent à être délétères | |
et se contenter de joies éphémères | |
Si l'Afrique est en colère, | |
c'est parce que les Trusts la pillent | |
Seuls les généraux corrompus coopèrent | |
et jouent des vies au poker | |
Est-ce que la rancœur | |
et le désir d'revanche est tout c'qu' on leur a offert? | |
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent, | |
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables | |
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge | |
Mais c'est en 46 que c'est ouverte une nouvelle page | |
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages | |
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales ? | |
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ? | |
Alors qu'elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable | |
On force sur la boisson, parie sur les canassons | |
Mais la réalité c'est qu'ils nous font bouffer du poison | |
Et dans l'hôtel du bonheur beaucoup font la valise, | |
L' espoir tué par des fanatiques libéralistes | |
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves | |
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament | |
Quand on les voit à la télé ces cons ont l'air affables | |
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table | |
Des comptes sous faux noms | |
ils prétendent agir au nom de la liberté | |
mais c'est la monarchie du pognon | |
La France et les States par factions interposées | |
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé? | |
Freedom par-ci démocratie par-là | |
Mais j'ai maté sous la table | |
et j'ai vu que c'était que des palabres | |
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre | |
ni dans ce bled où dans les quartiers pauvres | |
A quarante ans on tombe malade | |
A fumer du mauvais tabac | |
et manger de la merde | |
Où le xanax fait un tabac | |
avec l'alcool fort | |
Les rues deviennent des grosses forges | |
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses | |
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres | |
Et moi j'attends l'apocalypse après cette apostrophe | |
J'en ai marre de tous ces mensonges qu'ils colportent | |
Pour les servir, dans de nombreux cas il y a mort d'homme | |
Tous terroristes j'entends leurs théories | |
Porter le sacrifice pour des principes c'est horrible | |
Les mômes survivent nourris à l'eau et au riz | |
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz | |
La flore crame | |
la faune canne | |
Dit : c'était des barbus qui lâché l'agent orange | |
sur le nord Vietnam ? | |
Non c'était les boyzzz | |
mais qui peut m'indiquer la justesse d'une cause | |
En partant de là chacun écrit ses droits | |
Désolé je trouve aucune excuse à Hirochima | |
On peint l'histoire comme on colorie vite une image | |
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal | |
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent | |
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket? | |
Pour placer le pantin qui conviendra a la France | |
Une casserole de plus au ministère de la défense | |
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles | |
Sur la conscience des députés y en a plus d'un million | |
"Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles" | |
Défilent sur des chars le 14, ils se pignollent | |
au son de la marseillaise | |
Et d'une imagerie guerrière qu'ils veulent gentiment refiler aux élèves | |
de leur appart dans le 16 | |
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu | |
mais croit en ce qu'ils possèdent | |
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du World Trade | |
mais sortent des débris le passeport de Mohamed | |
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque | |
je comprends pourquoi c'est le desert dans les bibliothèques | |
Au collège de la vie ils jouent les profs d'histoire | |
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires | |
On a battis une forteresse | |
on l'a nommé Alamut | |
Coincé physiquement | |
entre garde à vue et garde à vous | |
Compte tenu de la pression patriotique | |
j'admire les gens de gauche en Israel, en Amérique | |
est ce qu'on vaut mieux en France désolé si j'insiste | |
mais regardons nous franchement, on est aussi raciste, | |
ensuite on vend de la liberté au marché public, | |
putain le drame avec les valeurs de la république. | |
La république ! | |
elle passe ces week end en régate | |
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate, | |
elle execute dans une grotte des opposants Kanakes | |
et mange à table avec des gars style Giancanna | |
puis explose le Rainbow Warrior | |
et dessine les frontières du tiers monde à la térasse du Mariot, | |
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, | |
les entrainent aux combats et manipuler les bombes | |
le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles | |
et quand ils mordent la main du maitre alors on crie aux monstres. | |
ils discutent notre futur autour d'un pichet | |
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher. | |
c'est la France de derrière les stores et j'en ai marre de me faire gruger | |
par des tronches de dispenser de sport. | |
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde | |
avec mes petits bras Souvent à cette époque | |
ou la terreur gronde ou la frayeur monte, | |
je travaille sur moi chaque seconde pour être un meilleur homme. | |
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris. | |
36 gosses meurent brulés vifs quand les demandes | |
en HLM dorment depuis des années dans les archives | |
alors que des employés de la mairie en obtiennent | |
avec terrasse et parking t'appèle pas ça du racisme | |
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines. | |
ils ont caricaturés nos discours radicaux | |
et l'on résumé par wesh wesh ou yo yo. | |
Nous complexé, si peu sûr de soi, | |
on s'interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi. | |
Chaque jour, la grande ville resserre l'étreinte | |
et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrit sur des trains. | |
ma vie, un mic, une mixtape, | |
loin des ambitions de ce qui sera élu président en 2007 | |
j'adore ce moment où il dévoile le minois | |
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois. | |
à défaut d'argent | |
putain, donnons du temps, | |
dans nos bouches le mot liberté devient insultant | |
car c'est les soldats qui le portent et non plus le vent | |
comme si le monde était rempli de cruel sultan. | |
Mécontent des schémas qu'on nous propose, | |
je cultive maintenant les roses dans mon microcosme. | |
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause. | |
Ça ne peut qu'aller mieux alors j'attends la fin de leur monde. |
SHURIK' N | |
Regarde ma terre en pleurs | |
Mais les choses ici prennent une telle ampleur | |
Les fils partent avant les pe res, Y a trop de me res en sueur | |
Quand les fusils de la b tise chantent le m me air en ch ur | |
Le mangeur d' mes a chaque repas s' abreuve de nos ranc urs | |
Je l' entends toutes les nuits, lasse des fant mes qui la hantent, | |
Lasse de leurs complaintes, tellement que des fois elle en tremble | |
Par le sang de la haine, constamment ensemence e, au pas cadence, | |
Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines Rien n' a change | |
Depuis, ou je vis, Juifs, Catholiques, Musulmans, noirs ou blancs, | |
Fermez vos gueules, Vous faites bien trop de bruit | |
Comme ces orages dont l' eau se m le a nos larmes, | |
et leurs chocs sur le sol aride dont l' uranium a vole l' me | |
Je veux pas d' une ville aux cimetie res plus grands que la surface habitable | |
M me s' il para t que de l' autre cote tout est plus calme, plus stable | |
Je veux pas qu' apre s le jour J, les survivants survivent sous le ne on, | |
Trop proches du ne ant, Car le soleil les prive de rayons | |
Les arte res pleines d' amer comme un caddy au Ge ant, | |
On charge, on charge, A la sortie c' est tout dans les dents | |
Je crois que c' est dans l' air du temps, | |
Chacun cherche son bouc e missaire Ouais, | |
d' une simple vie rate e a l' envoi d' une bombe nucle aire | |
L' amour manque d' air dans leur monde, nous on suffoque, | |
Tout ce qu' on supporte, a pressurise, et c' est les psys qui vont exorciser, | |
Que quelqu' un me dise, si j' ai | |
Des chances de voir enfin la paix exige e. | |
Qu' un jour les abrutis s' instruisent, perche | |
sur ma plume, j' attends ce moment, | |
observe ce bordel | |
De petites flammes monte es au ciel, | |
pour elle j' ai saigne ce gospel | |
" He ra" se barre a tire d' ailes | |
lasse de la se ve qu' on tire d' elle | |
On clame tous qu' on l' aime, | |
mais aucun de nous n' est fide le | |
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles | |
Quand les proble mes viennent, on re gle a | |
a coup de grosses p ches | |
Et pendant ce temps la, | |
certains amassent des sous par grosses bennes | |
Et devine qui estce qui creuse | |
mais avec des plus grosses pelles | |
Quand estce qu' on y arrive, | |
la ou le bonheur de salte re | |
Ou le futur se construit, | |
sans cri, sans mec a terre, | |
Ni de centrale en fuite et rien sur le compteur Geiger | |
Et finalement conscient qu' ici, on n' est que locataires | |
Tu parle d' une location, | |
regarde un peu ce qu' on en a fait | |
Quand le vieux fera l'e tat des lieux, | |
on fera une croix sur la caution | |
On aurait d le rendre | |
comme on nous l' a donne, | |
Clean, sans taches, | |
et innocent comme un nouveau ne, | |
Seulement les n tres meurent de faim en Afrique | |
Et y a pas assez de fric pour eux | |
Alors la dalle faudra la tempe rer | |
Les hommes tombent sous les rafales racistes, | |
mais on peut rien pour eux, | |
Alors les balles faudra les e viter | |
Le cul devant la te le, | |
occupe a r ver, | |
le doigt pose | |
sur la commande, on se sent exister | |
On r le, on gueule, on vote, | |
En espe rant que a va changer | |
Mais dresse des barricades | |
et tu les verra tous he siter | |
Garni d' incompre hension | |
et de ste les ge antes, | |
Le globe r ve de compassion | |
et de bourgeons renaissant sur ses branches | |
Les m mes qu' on laissera crever un soir de de cembre, | |
dans le silence, | |
Juste un bout de carton pour s'e tendre, | |
Tout le monde a ses chances, | |
de quelle plane te | |
vient celui qu'a dit a nbsp? | |
Un homme politique, je crois, | |
live de Bora Bora | |
Pendant que les foyers subissent, | |
fa on Tora Tora, | |
mais bon C' est bien trop bas, | |
alors force ment il ne nous voit pas | |
Parole et paroles et paroles, | |
ils ont promis monts et merveilles, | |
Mais les merveilles se sont envole es, | |
Il reste que des monts, | |
mais c' est raide a grimper | |
Et au sommet, y a que des de mons | |
en costumes cendre s | |
Et en bas, | |
c' est les jeux du cirque, | |
Ce sar Ave | |
Parce qu' on va se faire bouffer | |
par des fauves qu' ils ont dresse | |
On note une se ve re chute de sang sur la map, | |
une monte e d' air noir | |
Un jour on payera cher | |
pour une bouffe e d' air pur | |
Ici c' est chacun sa culture, | |
chacun son racisme | |
Seulement sur fond blanc, | |
c' est le noir qui reste la meilleure cible | |
Les temps changent c' est sur, | |
mais y a toujours des irascibles | |
Ils ont le bonjour d' Henry, | |
d' Arron, Mormeck ou Zine dine | |
A l' heure ou les gens d nent, | |
Y en a encore trop cherchent, | |
pour eux pas de 8 pie ces, ils cre chent au parking | |
Tout le monde s' en indigne, | |
Ca de value le quartier, a effraye me me, | |
Et on sait bien ce que me me va voter | |
Du haut de leurs tours de biz', | |
droites comme la tour de Pise | |
Jumelles sur le pif, | |
ils fractionnent, divisent | |
a leur guise | |
On s'e tonne ensuite | |
que a finisse en fratricide | |
Car tout ce qui compte | |
c' est de gonfler les commandes de missiles | |
Vive la de mocratie, | |
celle qui brandie la matraque, | |
face a des pacifistes, | |
T' es pas d' accord, on te frappe, | |
multire cidivistes nbsp: | |
c' est jamais ceux la qu' on traque | |
Ils vivent en haut des listes | |
et mettent leurs tronches sur les tractes | |
Ce monde agonise, | |
vu ce qu' on y fait, | |
c'e tait pre visible | |
Comme la goutte sur le front, | |
de s que la merde se profile | |
Mais la peur atrophie les c urs, | |
peur de tout ce qu' on conna t pas | |
Alors on se barde de pre juge s de biles | |
De partout les extr mes dominent, | |
en primetime, | |
A chaque fois qu' ils de ciment une famille | |
Et bien avant ces re gions ou se vie la famine | |
Image trop crue pour un beauf | |
devant sa viande trop cuite | |
Lui qui croyait que l' Euro ferait beaucoup d' heureux, | |
Pour les vacances faudra attendre un peu | |
ou gagner aux jeux | |
Mais la c' est pas trop l' heure, | |
demain tre s t t y a le taf | |
Comprend ce monde va trop vite, | |
aucune chance qu' on le rattrape | |
Sur la route des principes, | |
ils ont mis des pie ges a Loups, | |
Des giletsdynamites, | |
et des skud y en a un peu partout | |
Faudra faire gaffe aux mines, | |
aux puits d' ou la mort s'e coule | |
Il a beau tre vif, | |
mais a la longue il e vitera pas tout | |
Et un de ces quatre il finira par tomber, | |
J' espe re qu' il y a aura quelqu' un pour aider | |
le prochain a se relever | |
J' espe re qu' il sera pas comme le notre, | |
aigri et crever | |
Et j' espe re surtout que celuila essayera pas de se faire sauter | |
AKHENATON | |
Tu sais, on vit dans la te le, | |
Le globe s' est f le, | |
Ils servent de l' emballe mais en vrai c' est la m le | |
On s' prend a espe rer des choses simples | |
Mais leur fabrique a peur s' est mise en branle | |
Tout a pour les de re gler | |
cris sans cicatrices, | |
terreur dans la matrice | |
Ils disent qu' une vie de plus a New York Paris Londres ou Madrid | |
Alors c' est comme a une e chelle dans la peine | |
On aime ces catastrophes quand des gens manquent a l' appel | |
Surtout s' ils nous ressemble, | |
on les film a la morgue, | |
Et nous dans les sofas | |
content d'e chapper a la mort, | |
Il reste dans les c urs | |
l' anomalie appele e peur | |
Et gr ce a a de toute part | |
ils ont recours a la force, | |
C' est une re volution, | |
cette fois elle est de droite | |
Voila pourquoi le chantage a l' emploi dans pleins de bo tes | |
Voila pourquoi ils veulent a tout prix implanter la croix | |
Et face a la te le souvent on les croit dans leur droit, | |
Ils disent c' est humanitaire | |
Mais ils niquent les mers et la terre | |
pour chaque e cart c' est la guerre | |
Si le quotidien est pre caire, | |
C' est qu' ils nous dressent a tre de le te res | |
et se contenter de joies e phe me res | |
Si l' Afrique est en cole re, | |
c' est parce que les Trusts la pillent | |
Seuls les ge ne raux corrompus coope rent | |
et jouent des vies au poker | |
Estce que la ranc ur | |
et le de sir d' revanche est tout c' qu' on leur a offert? | |
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent, | |
Avec des cliche s religieux sortis tout droit des fables | |
Comme ci ici elles e taient bien depuis le Moyen ge | |
Mais c' est en 46 que c' est ouverte une nouvelle page | |
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages | |
Pourquoi elles touchent moins de pognon a compe tences e gales nbsp? | |
Pourquoi elles seraient moins faites pour tres responsables nbsp? | |
Alors qu' elles nous ont tous torche le cul nu dans le sable | |
On force sur la boisson, parie sur les canassons | |
Mais la re alite c' est qu' ils nous font bouffer du poison | |
Et dans l' h tel du bonheur beaucoup font la valise, | |
L' espoir tue par des fanatiques libe ralistes | |
Pas de bombes S. A. L , ni de grosses salves | |
La strate gie est simple ils exploitent et ils affament | |
Quand on les voit a la te le ces cons ont l' air affables | |
Mais le monde est a genoux quand ces bandits sont dix a table | |
Des comptes sous faux noms | |
ils pre tendent agir au nom de la liberte | |
mais c' est la monarchie du pognon | |
La France et les States par factions interpose es | |
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester pose? | |
Freedom parci de mocratie parla | |
Mais j' ai mate sous la table | |
et j' ai vu que c'e tait que des palabres | |
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre | |
ni dans ce bled ou dans les quartiers pauvres | |
A quarante ans on tombe malade | |
A fumer du mauvais tabac | |
et manger de la merde | |
Ou le xanax fait un tabac | |
avec l' alcool fort | |
Les rues deviennent des grosses forges | |
Et le me tal y est commun monte sur grosses crosses | |
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres | |
Et moi j' attends l' apocalypse apre s cette apostrophe | |
J' en ai marre de tous ces mensonges qu' ils colportent | |
Pour les servir, dans de nombreux cas il y a mort d' homme | |
Tous terroristes j' entends leurs the ories | |
Porter le sacrifice pour des principes c' est horrible | |
Les m mes survivent nourris a l' eau et au riz | |
Pendant que leur pouf se baladent a Aspen ou St Morritz | |
La flore crame | |
la faune canne | |
Dit nbsp: c'e tait des barbus qui l che l' agent orange | |
sur le nord Vietnam nbsp? | |
Non c'e tait les boyzzz | |
mais qui peut m' indiquer la justesse d' une cause | |
En partant de la chacun e crit ses droits | |
De sole je trouve aucune excuse a Hirochima | |
On peint l' histoire comme on colorie vite une image | |
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal | |
On croit en nos gendarmes qui servent et nous prote gent | |
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket? | |
Pour placer le pantin qui conviendra a la France | |
Une casserole de plus au ministe re de la de fense | |
Il se cr pe le chignon au fond ils sont ignobles | |
Sur la conscience des de pute s y en a plus d' un million | |
" Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles" | |
De filent sur des chars le 14, ils se pignollent | |
au son de la marseillaise | |
Et d' une imagerie guerrie re qu' ils veulent gentiment refiler aux e le ves | |
de leur appart dans le 16 | |
On voit un tableau diffe rent nbsp: ils disent croire en dieu | |
mais croit en ce qu' ils posse dent | |
Ils trouvent m me pas un corps dans les ruines du World Trade | |
mais sortent des de bris le passeport de Mohamed | |
Je peux plus exprimer combien on trouve a grotesque | |
je comprends pourquoi c' est le desert dans les bibliothe ques | |
Au colle ge de la vie ils jouent les profs d' histoire | |
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires | |
On a battis une forteresse | |
on l' a nomme Alamut | |
Coince physiquement | |
entre garde a vue et garde a vous | |
Compte tenu de la pression patriotique | |
j' admire les gens de gauche en Israel, en Ame rique | |
est ce qu' on vaut mieux en France de sole si j' insiste | |
mais regardons nous franchement, on est aussi raciste, | |
ensuite on vend de la liberte au marche public, | |
putain le drame avec les valeurs de la re publique. | |
La re publique nbsp! | |
elle passe ces week end en re gate | |
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une fre gate, | |
elle execute dans une grotte des opposants Kanakes | |
et mange a table avec des gars style Giancanna | |
puis explose le Rainbow Warrior | |
et dessine les frontie res du tiers monde a la te rasse du Mariot, | |
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, | |
les entrainent aux combats et manipuler les bombes | |
le collier casse, ces cons e chappent a tous contr les | |
et quand ils mordent la main du maitre alors on crie aux monstres. | |
ils discutent notre futur autour d' un pichet | |
pour notre se curite zarma, ils veulent nous ficher. | |
c' est la France de derrie re les stores et j' en ai marre de me faire gruger | |
par des tronches de dispenser de sport. | |
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde | |
avec mes petits bras Souvent a cette e poque | |
ou la terreur gronde ou la frayeur monte, | |
je travaille sur moi chaque seconde pour tre un meilleur homme. | |
On vit en ces temps ou dans un taudis de Paris. | |
36 gosses meurent brule s vifs quand les demandes | |
en HLM dorment depuis des anne es dans les archives | |
alors que des employe s de la mairie en obtiennent | |
avec terrasse et parking t' appe le pas a du racisme | |
apre s ils pleurent quand perdu on revient aux racines. | |
ils ont caricature s nos discours radicaux | |
et l' on re sume par wesh wesh ou yo yo. | |
Nous complexe, si peu s r de soi, | |
on s' interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi. | |
Chaque jour, la grande ville resserre l'e treinte | |
et tu peux voir les noms des n tres e vapore s e crit sur des trains. | |
ma vie, un mic, une mixtape, | |
loin des ambitions de ce qui sera e lu pre sident en 2007 | |
j' adore ce moment ou il de voile le minois | |
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois. | |
a de faut d' argent | |
putain, donnons du temps, | |
dans nos bouches le mot liberte devient insultant | |
car c' est les soldats qui le portent et non plus le vent | |
comme si le monde e tait rempli de cruel sultan. | |
Me content des sche mas qu' on nous propose, | |
je cultive maintenant les roses dans mon microcosme. | |
Mesure les de g ts minimes que mon micro cause. | |
a ne peut qu' aller mieux alors j' attends la fin de leur monde. |
SHURIK' N | |
Regarde ma terre en pleurs | |
Mais les choses ici prennent une telle ampleur | |
Les fils partent avant les pè res, Y a trop de mè res en sueur | |
Quand les fusils de la b tise chantent le m me air en ch ur | |
Le mangeur d' mes à chaque repas s' abreuve de nos ranc urs | |
Je l' entends toutes les nuits, lasse des fant mes qui la hantent, | |
Lasse de leurs complaintes, tellement que des fois elle en tremble | |
Par le sang de la haine, constamment ensemencé e, au pas cadencé, | |
Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines Rien n' a changé | |
Depuis, où je vis, Juifs, Catholiques, Musulmans, noirs ou blancs, | |
Fermez vos gueules, Vous faites bien trop de bruit | |
Comme ces orages dont l' eau se m le à nos larmes, | |
et leurs chocs sur le sol aride dont l' uranium a volé l' me | |
Je veux pas d' une ville aux cimetiè res plus grands que la surface habitable | |
M me s' il para t que de l' autre coté tout est plus calme, plus stable | |
Je veux pas qu' aprè s le jour J, les survivants survivent sous le né on, | |
Trop proches du né ant, Car le soleil les prive de rayons | |
Les artè res pleines d' amer comme un caddy au Gé ant, | |
On charge, on charge, A la sortie c' est tout dans les dents | |
Je crois que c' est dans l' air du temps, | |
Chacun cherche son bouc é missaire Ouais, | |
d' une simple vie raté e à l' envoi d' une bombe nuclé aire | |
L' amour manque d' air dans leur monde, nous on suffoque, | |
Tout ce qu' on supporte, a pressurise, et c' est les psys qui vont exorciser, | |
Que quelqu' un me dise, si j' ai | |
Des chances de voir enfin la paix exigé e. | |
Qu' un jour les abrutis s' instruisent, perché | |
sur ma plume, j' attends ce moment, | |
observe ce bordel | |
De petites flammes monté es au ciel, | |
pour elle j' ai saigné ce gospel | |
" Hé ra" se barre à tire d' ailes | |
lasse de la sè ve qu' on tire d' elle | |
On clame tous qu' on l' aime, | |
mais aucun de nous n' est fidè le | |
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles | |
Quand les problè mes viennent, on rè gle a | |
à coup de grosses p ches | |
Et pendant ce temps là, | |
certains amassent des sous par grosses bennes | |
Et devine qui estce qui creuse | |
mais avec des plus grosses pelles | |
Quand estce qu' on y arrive, | |
là où le bonheur dé saltè re | |
Où le futur se construit, | |
sans cri, sans mec à terre, | |
Ni de centrale en fuite et rien sur le compteur Geiger | |
Et finalement conscient qu' ici, on n' est que locataires | |
Tu parle d' une location, | |
regarde un peu ce qu' on en a fait | |
Quand le vieux fera l'é tat des lieux, | |
on fera une croix sur la caution | |
On aurait d le rendre | |
comme on nous l' a donné, | |
Clean, sans taches, | |
et innocent comme un nouveau né, | |
Seulement les n tres meurent de faim en Afrique | |
Et y a pas assez de fric pour eux | |
Alors la dalle faudra la tempé rer | |
Les hommes tombent sous les rafales racistes, | |
mais on peut rien pour eux, | |
Alors les balles faudra les é viter | |
Le cul devant la té lé, | |
occupé à r ver, | |
le doigt posé | |
sur la commande, on se sent exister | |
On r le, on gueule, on vote, | |
En espé rant que a va changer | |
Mais dresse des barricades | |
et tu les verra tous hé siter | |
Garni d' incompré hension | |
et de stè les gé antes, | |
Le globe r ve de compassion | |
et de bourgeons renaissant sur ses branches | |
Les m mes qu' on laissera crever un soir de dé cembre, | |
dans le silence, | |
Juste un bout de carton pour s'é tendre, | |
Tout le monde a ses chances, | |
de quelle planè te | |
vient celui qu'à dit a nbsp? | |
Un homme politique, je crois, | |
live de Bora Bora | |
Pendant que les foyers subissent, | |
fa on Tora Tora, | |
mais bon C' est bien trop bas, | |
alors forcé ment il ne nous voit pas | |
Parole et paroles et paroles, | |
ils ont promis monts et merveilles, | |
Mais les merveilles se sont envolé es, | |
Il reste que des monts, | |
mais c' est raide à grimper | |
Et au sommet, y a que des dé mons | |
en costumes cendré s | |
Et en bas, | |
c' est les jeux du cirque, | |
Cé sar Avé | |
Parce qu' on va se faire bouffer | |
par des fauves qu' ils ont dressé | |
On note une sé vè re chute de sang sur la map, | |
une monté e d' air noir | |
Un jour on payera cher | |
pour une bouffé e d' air pur | |
Ici c' est chacun sa culture, | |
chacun son racisme | |
Seulement sur fond blanc, | |
c' est le noir qui reste la meilleure cible | |
Les temps changent c' est sur, | |
mais y a toujours des irascibles | |
Ils ont le bonjour d' Henry, | |
d' Arron, Mormeck ou Ziné dine | |
A l' heure où les gens d nent, | |
Y en a encore trop cherchent, | |
pour eux pas de 8 piè ces, ils crè chent au parking | |
Tout le monde s' en indigne, | |
Ca dé value le quartier, a effraye mé mé, | |
Et on sait bien ce que mé mé va voter | |
Du haut de leurs tours de biz', | |
droites comme la tour de Pise | |
Jumelles sur le pif, | |
ils fractionnent, divisent | |
à leur guise | |
On s'é tonne ensuite | |
que a finisse en fratricide | |
Car tout ce qui compte | |
c' est de gonfler les commandes de missiles | |
Vive la dé mocratie, | |
celle qui brandie la matraque, | |
face à des pacifistes, | |
T' es pas d' accord, on te frappe, | |
multiré cidivistes nbsp: | |
c' est jamais ceux là qu' on traque | |
Ils vivent en haut des listes | |
et mettent leurs tronches sur les tractes | |
Ce monde agonise, | |
vu ce qu' on y fait, | |
c'é tait pré visible | |
Comme la goutte sur le front, | |
dè s que la merde se profile | |
Mais la peur atrophie les c urs, | |
peur de tout ce qu' on conna t pas | |
Alors on se barde de pré jugé s dé biles | |
De partout les extr mes dominent, | |
en primetime, | |
A chaque fois qu' ils dé ciment une famille | |
Et bien avant ces ré gions où sé vie la famine | |
Image trop crue pour un beauf | |
devant sa viande trop cuite | |
Lui qui croyait que l' Euro ferait beaucoup d' heureux, | |
Pour les vacances faudra attendre un peu | |
ou gagner aux jeux | |
Mais là c' est pas trop l' heure, | |
demain trè s t t y a le taf | |
Comprend ce monde va trop vite, | |
aucune chance qu' on le rattrape | |
Sur la route des principes, | |
ils ont mis des piè ges à Loups, | |
Des giletsdynamites, | |
et des skud y en a un peu partout | |
Faudra faire gaffe aux mines, | |
aux puits d' où la mort s'é coule | |
Il a beau tre vif, | |
mais à la longue il é vitera pas tout | |
Et un de ces quatre il finira par tomber, | |
J' espè re qu' il y a aura quelqu' un pour aider | |
le prochain à se relever | |
J' espè re qu' il sera pas comme le notre, | |
aigri et crever | |
Et j' espè re surtout que celuilà essayera pas de se faire sauter | |
AKHENATON | |
Tu sais, on vit dans la té lé, | |
Le globe s' est f lé, | |
Ils servent de l' emballé mais en vrai c' est la m lé | |
On s' prend à espé rer des choses simples | |
Mais leur fabrique à peur s' est mise en branle | |
Tout a pour les dé ré gler | |
cris sans cicatrices, | |
terreur dans la matrice | |
Ils disent qu' une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid | |
Alors c' est comme a une é chelle dans la peine | |
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l' appel | |
Surtout s' ils nous ressemble, | |
on les film à la morgue, | |
Et nous dans les sofas | |
content d'é chapper à la mort, | |
Il reste dans les c urs | |
l' anomalie appelé e peur | |
Et gr ce à a de toute part | |
ils ont recours à la force, | |
C' est une ré volution, | |
cette fois elle est de droite | |
Voilà pourquoi le chantage à l' emploi dans pleins de bo tes | |
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix | |
Et face à la té lé souvent on les croit dans leur droit, | |
Ils disent c' est humanitaire | |
Mais ils niquent les mers et la terre | |
pour chaque é cart c' est la guerre | |
Si le quotidien est pré caire, | |
C' est qu' ils nous dressent à tre dé lé tè res | |
et se contenter de joies é phé mè res | |
Si l' Afrique est en colè re, | |
c' est parce que les Trusts la pillent | |
Seuls les gé né raux corrompus coopè rent | |
et jouent des vies au poker | |
Estce que la ranc ur | |
et le dé sir d' revanche est tout c' qu' on leur a offert? | |
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent, | |
Avec des cliché s religieux sortis tout droit des fables | |
Comme ci ici elles é taient bien depuis le Moyen ge | |
Mais c' est en 46 que c' est ouverte une nouvelle page | |
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages | |
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compé tences é gales nbsp? | |
Pourquoi elles seraient moins faites pour tres responsables nbsp? | |
Alors qu' elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable | |
On force sur la boisson, parie sur les canassons | |
Mais la ré alité c' est qu' ils nous font bouffer du poison | |
Et dans l' h tel du bonheur beaucoup font la valise, | |
L' espoir tué par des fanatiques libé ralistes | |
Pas de bombes S. A. L , ni de grosses salves | |
La straté gie est simple ils exploitent et ils affament | |
Quand on les voit à la té lé ces cons ont l' air affables | |
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table | |
Des comptes sous faux noms | |
ils pré tendent agir au nom de la liberté | |
mais c' est la monarchie du pognon | |
La France et les States par factions interposé es | |
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé? | |
Freedom parci dé mocratie parlà | |
Mais j' ai maté sous la table | |
et j' ai vu que c'é tait que des palabres | |
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre | |
ni dans ce bled où dans les quartiers pauvres | |
A quarante ans on tombe malade | |
A fumer du mauvais tabac | |
et manger de la merde | |
Où le xanax fait un tabac | |
avec l' alcool fort | |
Les rues deviennent des grosses forges | |
Et le mé tal y est commun monté sur grosses crosses | |
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres | |
Et moi j' attends l' apocalypse aprè s cette apostrophe | |
J' en ai marre de tous ces mensonges qu' ils colportent | |
Pour les servir, dans de nombreux cas il y a mort d' homme | |
Tous terroristes j' entends leurs thé ories | |
Porter le sacrifice pour des principes c' est horrible | |
Les m mes survivent nourris à l' eau et au riz | |
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz | |
La flore crame | |
la faune canne | |
Dit nbsp: c'é tait des barbus qui l ché l' agent orange | |
sur le nord Vietnam nbsp? | |
Non c'é tait les boyzzz | |
mais qui peut m' indiquer la justesse d' une cause | |
En partant de là chacun é crit ses droits | |
Dé solé je trouve aucune excuse à Hirochima | |
On peint l' histoire comme on colorie vite une image | |
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal | |
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protè gent | |
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket? | |
Pour placer le pantin qui conviendra a la France | |
Une casserole de plus au ministè re de la dé fense | |
Il se cr pe le chignon au fond ils sont ignobles | |
Sur la conscience des dé puté s y en a plus d' un million | |
" Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles" | |
Dé filent sur des chars le 14, ils se pignollent | |
au son de la marseillaise | |
Et d' une imagerie guerriè re qu' ils veulent gentiment refiler aux é lè ves | |
de leur appart dans le 16 | |
On voit un tableau diffé rent nbsp: ils disent croire en dieu | |
mais croit en ce qu' ils possè dent | |
Ils trouvent m me pas un corps dans les ruines du World Trade | |
mais sortent des dé bris le passeport de Mohamed | |
Je peux plus exprimer combien on trouve a grotesque | |
je comprends pourquoi c' est le desert dans les bibliothè ques | |
Au collè ge de la vie ils jouent les profs d' histoire | |
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires | |
On a battis une forteresse | |
on l' a nommé Alamut | |
Coincé physiquement | |
entre garde à vue et garde à vous | |
Compte tenu de la pression patriotique | |
j' admire les gens de gauche en Israel, en Amé rique | |
est ce qu' on vaut mieux en France dé solé si j' insiste | |
mais regardons nous franchement, on est aussi raciste, | |
ensuite on vend de la liberté au marché public, | |
putain le drame avec les valeurs de la ré publique. | |
La ré publique nbsp! | |
elle passe ces week end en ré gate | |
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une fré gate, | |
elle execute dans une grotte des opposants Kanakes | |
et mange à table avec des gars style Giancanna | |
puis explose le Rainbow Warrior | |
et dessine les frontiè res du tiers monde à la té rasse du Mariot, | |
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, | |
les entrainent aux combats et manipuler les bombes | |
le collier casse, ces cons é chappent à tous contr les | |
et quand ils mordent la main du maitre alors on crie aux monstres. | |
ils discutent notre futur autour d' un pichet | |
pour notre sé curité zarma, ils veulent nous ficher. | |
c' est la France de derriè re les stores et j' en ai marre de me faire gruger | |
par des tronches de dispenser de sport. | |
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde | |
avec mes petits bras Souvent à cette é poque | |
ou la terreur gronde ou la frayeur monte, | |
je travaille sur moi chaque seconde pour tre un meilleur homme. | |
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris. | |
36 gosses meurent brulé s vifs quand les demandes | |
en HLM dorment depuis des anné es dans les archives | |
alors que des employé s de la mairie en obtiennent | |
avec terrasse et parking t' appè le pas a du racisme | |
aprè s ils pleurent quand perdu on revient aux racines. | |
ils ont caricaturé s nos discours radicaux | |
et l' on ré sumé par wesh wesh ou yo yo. | |
Nous complexé, si peu s r de soi, | |
on s' interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi. | |
Chaque jour, la grande ville resserre l'é treinte | |
et tu peux voir les noms des n tres é vaporé s é crit sur des trains. | |
ma vie, un mic, une mixtape, | |
loin des ambitions de ce qui sera é lu pré sident en 2007 | |
j' adore ce moment où il dé voile le minois | |
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois. | |
à dé faut d' argent | |
putain, donnons du temps, | |
dans nos bouches le mot liberté devient insultant | |
car c' est les soldats qui le portent et non plus le vent | |
comme si le monde é tait rempli de cruel sultan. | |
Mé content des sché mas qu' on nous propose, | |
je cultive maintenant les roses dans mon microcosme. | |
Mesure les dé g ts minimes que mon micro cause. | |
a ne peut qu' aller mieux alors j' attends la fin de leur monde. |