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zuò qǔ : Meliz, Soubiron, Tricoche |
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Le tout dernier bouton de ma chemise vient d' tre mis |
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Par dessus les galons, bien s r, il n' y a pas de plis |
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Dernier geste, dernier regard devant la glace |
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Je vé rifie que tout est impeccable qu' il n' y a pas de traces |
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Je me retourne, s r, prends mon ké pi dans les mains |
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J' ai bouclé ma ceinture et je sors de la salle de bain |
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Ma femme est là, belle, allongé e sur le lit |
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Je traverse la chambre et je fais tout pour ne pas faire de bruit |
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Mon gamin m' attend tranquillement derriè re la porte |
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Je le prends dans mes bras jusqu'à mes é paules, je le porte |
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Et puis ma fille arrive et me sourit |
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Il est encore trè s t t, je les embrasse, les raccompagne au lit |
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Je viens de sortir discrè tement de la maison |
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Aujourd' hui il fait chaud, je sens vraiment que le soleil tape à fond |
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C' est d' saison dé jà le sergent Kent m' attend |
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Tous prè s de la jeep, je dois partir maintenant |
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REFRAIN |
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Je suis s r d' tre un type bien |
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Un vé ritable puritain, un patriote amé ricain |
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L'É tat a fait de moi un homme, pas un pantin |
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On m' a seulement appris à faire le bien |
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Direction la caserne, accablé par la chaleur |
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Et mon visage est terne, je sens que mes mains tremblent de peur |
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Je pense à tout a, à cette situation |
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A tout ce que je ne comprends pas, ma conscience a quelques questions |
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Hé, fini de penser de ré flé chir, de cogiter |
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Un vrai lieutenant de l' armé e n' a pas le droit de s'é garer |
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Je viens d' arriver, cours au rapport plein de sueur |
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Je pè te un gardeà vous correct devant la monté e des couleurs |
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Je dis bonjours aux potes, quelques vannes, on se provoque |
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Salutations, comme il se doit aux grades des autres pilotes |
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On est ré uni autour de gé né raux |
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Les ordres sont pré cis et le secret est au top niveau |
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Quelques heures aprè s on signe la fin de la ré union |
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Et maintenant, je sais vraiment quel est mon ordre de mission |
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On m' a parlé d' patrie, de fierté, de mon sol |
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D' un bon devoir accompli, et cet avion dé colle |
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REFRAIN |
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Et dans cet avion pour le moment, là tout va bien |
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Il n' y a pas de tension, notre objectif est encore loin |
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Chacun est placé correctement, pr t à son poste |
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M me les ingé nieurs ne pensent pas qu' il y aura riposte |
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Les tout derniers ré glages, derniè res vé rifications |
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Au dessus des nuages, m me l' Enfer n' a pas de maison |
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Tout le monde est concentré et le silence est appliqué |
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Et au dessus de moi, le voyant rouge vient de s' allumer |
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Un peu de panique dans l' air, de l'é lectricité |
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Les regards se croisent quelques secondes pour se rapprocher |
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L' objectif est tout prè s et la peur m' envahit |
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Au fond de moi, je sais bien s r ce qu' il va se passer ici |
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Je pense à ma femme, à ma famille dans cette cabine |
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Et je revois comme ce matin le sourire de ma gamine |
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La lumiè re verte, j' appuie sur le bouton, voilà |
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Je viens de jeter une bombe sur Hiroshima |
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On est sur d' tre des types bien |
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Des vé ritables puritains, des patriotes europé ens |
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L'É tat a fait de nous des hommes, pas des pantins |
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Pourtant en Tché tché nie, on ne fait rien |